[MàJ] Test : boîtier RAID Icy Box IB-RD3662U3S

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Après le test du boîtier RAID Icy Box IB-RD4320StU3 il y a quelques semaines, voici venu comme promis celui du IB-RD3662U3S, du même constructeur. Plus récent, il est généralement proposé au même tarif que le IB-RD4320StU3. Un positionnement assez surprenant, mais qui peut se justifier, chacun des deux boîtier ayant ses avantages et ses inconvénients.

Icy Box IB-RD3662U3SPrésentation

Come le RD4320, Le RD3662 est un boîtier RAID pouvant accueillir deux disques SATA 3.5″, sans limite de capacité. En plus de la connexion USB 3.0, déjà proposée par son prédécesseur, il offre une connexion eSATA (que je n’ai pas testé). Il propose également un quatrième mode de fonctionnement en plus du JBOD et des RAID 0 et 1 : le mode BIG, qui consiste à grouper les deux disques en un seul volume de plus grande capacité, mais en les concaténant plutôt que de découper les données sur les deux disques. Par rapport à un RAID 0, on perd donc en performances, mais ce mode permet par contre d’exploiter toute la capacité de deux disques de capacités différentes (un disque de 2 To et un de 3 To donneront un volume utile de 5 To, contre 4 To en RAID 0). Avantage 3662.

Côté design, le 3662 reprend les grandes lignes du 4320, avec un châssis en aluminium noir, mais ce distingue par son système d’extraction des disques : à la place de la façade amovible, Icy Box a opté cette fois pour un système de portes (une par disque) dont l’ouverture actionne une tringle qui pousse le disque vers l’extérieur. La conséquence est une façade un peu moins esthétique à mon goût, mais aussi un encombrement plus important, le boîtier étant plus haut pour laisser de la place à la mécanique. J’avoue avoir un peu de mal à comprendre l’intérêt de ce système sur un tel boîtier : c’est intéressant pour un rack quand on change souvent de disque, mais sur un boîtier RAID il s’agit logiquement d’une opération moins fréquente et il est dommage de perdre en compacité pour ça… Avantage 4320.

Côté bundle, on retrouve comme pour le 4320 un bloc d’alimentation de 36W (spécifications et connecteur identique, mais bloc légèrement différent) et un câble USB 3.0, mais aussi un câble eSATA. Ex-aeqo.

Installation & utilisation

L’installation est tout aussi simple, toujours sans vis ni outil, il suffit d’appuyer sur le bouton au dessus de chaque porte pour déclencher son ouverture, insérer le disque et refermer la porte.

La configuration du mode de fonctionnement a par contre été légèrement simplifié : fini les deux switch à régler avec un outil pointu, il n’y a plus qu’un interrupteur coulissant à quatre positions. Comme pour le 4320 il faut ensuite allumer le boîtier et à appuyer sur le bouton « reset » pour que le mode soit activé.

En fonctionnement, une diode bleue s’allume au dessus de chaque disque. Elle passe au violet lorsque le disque est actif et vire au rouge en cas de problème avec le disque.

En cas d’erreur sur un volume RAID 1, il suffit d’insérer un nouveau disque à la place du disque défectueux et la reconstruction sera automatiquement lancée. Malheureusement, comme pour le 4320, au cours de la reconstruction, il est impossible de connaître son état d’avancement, ni avec les diodes d’activité.

Côté bruit, c’est ex-aeqo : le ventilateur n’est toujours pas thermorégulé et ne se fera pas oublier, sauf quand les disques se mettent en veille. Le 3662 a par contre l’avantage de permettre un remplacement/nettoyage facile du ventilateur, celui-ci étant monté sur un support clipsé à l’arrière du boîtier. On peut aussi en profiter pour le faire taire en le débranchant… Avantage 3662.

Performances

Ce test de performances, a été fait avec deux disques durs Toshiba DT01ABA300 de 3 To (aussi connu sous la référence PA4293E-1HN0), comme pour le teste du 4320. Il s’agit de disques 5700 RPM avec 32 Mo de cache. Faute de port eSATA sur mes machines, je n’ai testé qu’en USB 3.0.

On commence par un test avec un seul disque :

IB-RD3662U3S : lecture sur un seul disque
IB-RD3662U3S : lecture sur un seul disque
IB-RD3662U3S : écriture sur un seul disque
IB-RD3662U3S : écriture sur un seul disque

Ça commence mal pour le 3662, qui est ici fortement malmené par son ancêtre : jusqu’à environ 60% de la surface du disque, le contrôleur du boîtier est saturé par le débit du disque, le limitant à un maximum d’environ 120 Mo/s alors que le même disque atteignait 155 Mo/s dans le 4320. Avantage 4320.

On passe en RAID 0 :

IB-RD3662U3S : lecture en RAID 0
IB-RD3662U3S : lecture en RAID 0
IB-RD3662U3S : écriture en RAID 0
IB-RD3662U3S : écriture en RAID 0

Surprise : cette fois le 3662 fait mieux que le 4320. Alors qu’il plafonnait à 120 Mo/s sur un seul disque contre 155 Mo/s, il atteint cette fois 225 Mo/s contre 170 Mo/s… Visiblement, ce n’était donc pas le contrôleur USB 3.0 qui limitait le débit dans le premier test, mais plutôt le contrôleur SATA. Je n’ai malheureusement pas d’autre disque pour tester s’il ne s’agirait pas d’une incompatibilité avec ce modèle de disque en particulier (par exemple un blocage en SATA 1.5 Gbit/s). Avantage 3662.

Mise à jour le 19/01/2014 : après test avec d’autres disques durs, l’hypothèse de l’incompatibilité se confirme.

En RAID 1, on retrouve sans surprise les mêmes performances que sur un seul disque :

IB-RD3662U3S : lecture en RAID 1
IB-RD3662U3S : lecture en RAID 1
IB-RD3662U3S : écriture en RAID 1
IB-RD3662U3S : écriture en RAID 1

Avantage 4320.

Enfin, on termine avec le mode BIG, qui n’existait pas sur le 4320 :

IB-RD3662U3S : lecture en BIG
IB-RD3662U3S : lecture en BIG
IB-RD3662U3S : écriture en BIG
IB-RD3662U3S : écriture en BIG

Là encore, pas de surprise, on retrouve la courbe de lecture sur un disque, répétée deux fois.

IB-RD3662U3S : consommation
IB-RD3662U3S : consommation

Sur le plan de la consommation, le 3662 fait un sans faute par rapport au 4320 : quelque soit le scénario d’utilisation, il consomme moins. 1.5W de moins en veille, 2.6W de moins au repos et en moyenne 3W de moins en utilisation, avec un gain maximum de 5.4W en lecture aléatoire en RAID 1. Avantage 3662.

Conclusion

Comme annoncé en introduction, chacun des deux boîtiers a des avantages et des inconvénients… Pour le même prix, vous aurez de meilleurs performances en RAID 0, une consommation moindre et le support du eSATA et du mode BIG avec le IB-RD3662U3S, tandis qu’avec le IB-RD4320StU3 vous obtiendrez à priori (sous réserve que la contre performance du 3662 ne soit pas causée par une incompatibilité avec mes disques) de meilleurs performances dans les autres modes et un boîtier un peu plus compact…

Avis aux généreux donateurs : je cherche des disques durs rapides (ou des SSD) pour vérifier si le plafond à 120 Mo/s vient du contrôleur ou d’une incompatibilité 🙂

6 réflexions au sujet de « [MàJ] Test : boîtier RAID Icy Box IB-RD3662U3S »

  1. JBOD, ça veut dire « Just a Bunch Of Disks » : les disques sont totalement indépendants. Si tu as dedans deux disques de 3 To, ton ordinateur verra bien deux disques de 3 To.

    En mode BIG par contre, les disques sont concaténés en un seul volume. Avec les mêmes deux disques de 3 To, l’ordinateur ne verra de son côté qu’un seul disque, de 6 To. Comme en RAID0 en fait, la différence entre les deux modes étant la façon de répartir les données sur les deux disques (le BIG se contente de concaténer les deux espaces, alors que le RAID0 alterne entre les deux tous les x Ko).

  2. Retour d’expérience sur ce boitier.
    Il met les disques en veille très rapidement si on ne les utilise pas. Problème, il ne détecte pas les tentatives d’accès de certains logiciels qui se retrouvent plantés à cause de ça…

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