Le CNRS prépare des batteries au sodium

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Le lithium est aujourd’hui le métal préféré des fabricants de batteries. Il permet en effet de produire des batteries légères et performantes. Mais il souffre d’un défaut majeur : il est peu abondant et les gisements sont très concentrés. Des alternatives sont donc recherchées, et le sodium pourrait en être une grâce aux travaux du CNRS.

Avec une production mondiale près de trois fois supérieure, et loin des limites, le sodium aurait en effet l’avantage de pouvoir répondre aux besoins croissants batteries (électronique mobile, voitures électriques…). Selon le communiqué du CNRS, les réserves en sodium sont 1000 fois plus importantes. Il peut en effet aisément être produit par hydrolyse du chlorure de sodium, qui n’est autre que le sel.

En collaboration avec le CEA, le CNRS a produit un premier prototype sodium-ion, plutôt prometteur. Sous la forme d’une pile bâton standard 18650, il offre déjà une endurance supérieure à celle d’une pile au lithium, avec 2000 cycles charge-décharge sans perte significative de capacité. Les performances électriques sont également supérieures, avec une charge et une décharge plus rapides.

Batterie au sodium du CNRS

Les batteries sodium-ion pourraient également rivaliser avec celles au lithium sur le plan de la légèreté. Avec une capacité de 90 Wh/kg, elles sont en effet déjà aussi denses que les premières générations de batteries lithium-ion. La masse volumique du sodium étant supérieure à celle du lithium, on peut en outre supposer que la capacité volumique sera supérieure. Elles pourraient donc permettre de doper l’autonomie des appareils mobiles.

Cerise sur le gâteau, le processus de fabrication est très proche de celui des batteries lithium-ion. L’industrialisation de ces batteries devrait donc se faire facilement et à moindre coût. Combiné avec le coût de revient inférieur du sodium, les travaux du CNRS pourraient donc mener à des batteries à la fois plus performantes et moins chères. Le CNRS ne s’avance pas encore sur une date de commercialisation, mais travaille d’ores et déjà avec plusieurs industriels.

Source : Le Journal du Geek (cache : PNG, MAFF)

3 réflexions sur « Le CNRS prépare des batteries au sodium »

  1. Heu… Qu’est-ce qu’on fout encore avec du lithium ?
    Plus sérieusement j’ai l’impression de mal lire. Elle pète bien toutes les perfs du lithium cette techno ? J’ai rien loupé ?

    J’imagine qu’ils n’ont fait qu’un format pour trouver des partenaires mais VIVEMENT que ça se démocratise.

    Le cout du lithium et la rareté des ressources faisaient qu’il était impossible de remplacer tout le parc auto par de l’électrique. Est-ce qu’on peut dire que c’est la fin?

    1. Elle est plus performante et devrait être moins chère, mais la densité massique reste plus faible (au niveau des premières batteries Li-Ion, pas des actuelles, les meilleures dépassent les 150 Wh/kg).
      À voir aussi ce que donne la densité volumique en réalité : le sodium étant plus lourd, j’aurais tendance à penser que ces batteries ont une densité volumique plus élevée que les batteries lithium (masse volumique plus élevée et densité massique équivalente), mais ce n’est pas sûr, peut-être que la batterie dans son ensemble a une masse volumique plus faible, et donc au final ça fait moins de capacité pour un même volume de batterie…

      Après, faut garder à l’esprit aussi que même si une technologie est prête en labos et relativement facile à industrialiser, il faut quand même un peu de temps pour passer du labo au fond de ta poche. Parce que adapter les lignes de production, ça prend du temps (la demande étant forte, difficile d’arrêter une ligne de production pour l’adapter… il faut construire des nouvelles lignes, pour continuer à produire…), parce qu’il faut aussi augmenter la production de sodium, qu’il faut prendre le temps de valider la sécurité de ces batteries, etc…

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