Test : volant Thrustmater TX

Après avoir enchaîné un Logitech Momo Force, un Logitech G25 et un Fanatech Porsche 911 GT2, j’avais fini par abandonner les volants, faute de temps pour en profiter pleinement. Mais avec l’arrivée prochaine de Project CARS, il était temps de m’équiper à nouveau. Mon choix c’est cette fois porté vers le Thrustmaster TX, qui a l’avantage de fonctionner sur PC et sur Xbox One.

J’ai longuement hésité avant d’opter pour ce modèle, car après avoir passé pas mal de temps sur un Fanatec, je craignais qu’il soit sensiblement moins efficace. Son tarif d’à peine plus de 300€ et son volant interchangeable m’ont toutefois convaincu de lui laisser une chance.

Présentation générale

La boîte contient le strict minimum : le volant, la base, le pédalier à deux pédales, le câble d’alimentation (propriétaire) et un mode d’emploi succinct. Pas de troisième pédale, pas de levier de vitesse, pas de logiciel (à télécharger).

On notera également l’absence du transformateur électrique habituellement livré avec les volants, celui-ci étant intégré à la base.

La base

Jusqu’à présent, je n’avais eu que des volants dont la base était relativement compact. La forte montée en puissance des moteurs de retour de force ces dernières années à toutefois mené à un certain embonpoint, et le Thrustmaster TX n’y échappe pas. Sans atteindre l’encombrement d’une base de T500RS, la base du Thrustmaster TX est tout sauf compacte, et accuse pas loin de 4 kg sur la balance.

Base du Thrustmaster TXÀ l’avant, en plus de l’emplacement où se fixe le volant, on trouve trois boutons. Le bouton « Mode » à gauche, qui permet de permuter les pédales d’accélérateur et d’embrayage (à condition de disposer d’un pédalier à 3 pédales) et deux boutons à droite qui peuvent être utilisés dans les jeux (ou pour l’accès au home sur la Xbox One).

Connectique du Thrustmaster TXA l’arrière, on trouve la connectique. De droite à gauche : la prise pour l’alimentation secteur, le câble USB non amovible, la prise pour le levier de vitesse optionnel, la prise pour le pédalier.

Fixation Thrustmaster TXEn dessous, on trouve le système de fixation, avec au choix des pas de vis M6 pour une installation fixe ou un bras réglable pour une installation amovible.

C’est le premier défaut de ce volant. Le système de serrage de ce bras est assez peu pratique et la longueur du bras le rend inutilisable sur les tables et bureau dotés d’une barre de renfort à proximité du bord.

Le volant

Le volant est une réplique à l’échelle 7/10ème du volant de la Ferrari 458 Italia.

Volant Ferrari 458 du Thrustmater TXSur la face avant, il propose sept boutons classiques, un pas multi-directionnel (« Engine Start ») et un manettino.

Dos du volant Ferrari 458 du Thrustmater TXAu dos, on trouve deux palettes de vitesse métalliques et deux boutons, qui reprennent les fonctions des deux boutons de droite de la base.

Malheureusement, la finition du volant n’est pas à la hauteur du logo qu’il arbore en son centre… Tout en est plastique dur, avec un toucher très « jouet en toc », sauf les côtés du volant, recouverts de caoutchouc pour une bonne prise en main. Exit donc le cuir de Logitech et l’Alcantara de Fanatec…

On notera également l’absence de mécanisme de « quick release », contrairement à ce qu’on peut trouver sur les volants Fanatec. La fixation du volant à la base est donc un poil plus compliquée, puisqu’il faut visser le volant. Compte tenu du positionnement tarifaire (la base Fanatec coûte à elle seule 600€…), cette solution reste tout a fait acceptable, et avec le coup de main le montage du volant se fait en quelques secondes.

Enfin, Thrustmaster a triché sur le fonctionnement du manettino… Alors que l’original de Ferrari est un switch à cinq positions, celui de Thrustmaster n’est en fait qu’un bouton à deux positions qui revient au centre dès qu’on le relâche.

Le pédalier

Pédalier du Thrustmaster TXLe pédalier n’est pas non plus un point fort pour le Thrustmaster TX… Se contentant de seulement deux pédales, il est tout en plastique, à l’exception du dessus des pédales, réalisé en métal. Comme souvent, la pédale de frein offre une résistance nettement supérieure, pour plus de réalisme.

On retrouve, comme sur la base, des pas de vis M6 pour une installation fixe. Dans le cas contraire, il faudra se contenter des patins en caoutchouc, qui se révèlent vite insuffisants pour maintenir le pédalier en position.

Le pilote

Sans un bon pilote, un bon volant n’est rien 🙂Pilote du Thrustmaster TXLe pilote permet de tester les différents boutons, de régler la plage de variation du volant (maximum 900°), de basculer les pédales en mode combiné ou indépendant, de tester différents effets de retour de force et de régler l’intensité du retour de force dans différentes situations.

Les accessoires

Accessoires pour le Thrustmaster TXL’intérêt d’un volant amovible, c’est bien évidemment de pouvoir le remplacer par un autre. Thrustmaster propose déjà deux volants alternatifs, une réplique de celui de la Ferrari 458 Challenge et une réplique de celui de la Ferrari 150° Italia (Formule 1 de la saison 2011).

Il propose également un pédalier à trois pédales, qui semble bien plus séduisant que celui livré d’origine (notamment grâce à son frein à résistance progressive), et un levier de vitesse à 8 positions.

De quoi se faire plaisir, mais attention à la facture, qui peut vite enfler…

Bien que ce ne soit pas officiel, le pédalier du T500RS est également compatible.

Place à la pratique !

Maintenant que les présentations sont faites, que vaut le Thrustmaster TX en pratique ? Commençons avec Forza 5 sur Xbox One.

La première chose qui surprend, c’est l’intensité du retour de force. Une intensité qui ne se fait pas au détriment de la précision, le moteur faisant très bien son boulot pour retranscrire finement les détails de la piste, les passages sur les vibreurs, les pavés de Prague, les pertes d’adhérence, les blocages, le patinage…

Le dosage de l’accélération se fait très bien, celui du freinage est un peu plus difficile, mais c’est également le cas avec la manette, donc il semble juste de mettre ce point sur le dos du jeu plutôt que celui du pédalier.

Côté direction, c’est très précis également et la voiture réagit instantanément aux mouvements du volant. La rotation laisse par contre ressentir de légers « crans » qui réduisent un peu le réalisme, même s’ils deviennent quasiment insensibles dans le feu de l’action.

Le volant se révèle également un peu bruyant, non pas au niveau de son retour de force, mais au niveau de son système de refroidissement, qui utilise un ventilateur.

Côté PC, même constat. Que l’on soit dans GRID Autosport, F1 2013, Assetto Corsa ou encore ce bon vieux GTR2, le Thrustmaster TX se comporte à merveille et permet un pilotage précis, tout en ayant un accès direct à un plus grand nombre de commandes qu’avec bon nombre de manettes.

Conclusion

Pour un peu plus de 300€, le Thrustmaster TX est un très bon volant, avec un bon rapport qualité/prix. En dehors du système de fixation, la base est quasiment irréprochable, et on regrettera surtout les choix faits par Thrustmaster pour le pédalier (pas de troisième pédale) et le volant (trop de plastique, pas de vrai manettino), sans doute pour ne pas trop concurrencer le T500RS, au positionnement plus haut de gamme.
Compte tenu du choix d’accessoires disponibles, il est finalement dommage que le Thrustmaster TX ne soit proposé que sous forme d’un package complet. Il serait intéressant que la base seule soit également commercialisée, pour pouvoir être achetée directement avec un volant Ferrari 458 Challenge ou Ferrari 150° Italia et avec un pédalier T3PA…

3 réflexions sur « Test : volant Thrustmater TX »

  1. Pour ma part, je suis confronté toujours au même problème. Où installer le volant ? En général il reste installé pendant une longue période dans le salon jusqu’à ce que madame perde patience, ensuite c’est le contraire, il reste une longue période au placard…

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