La Russie a son processeur

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Après la Chine avec son processeur Godson-2F il y a quelques années, c’est désormais à la Russie de présenter son processeur national, le Baikal-T1, qui vise principalement à permettre aux instances gouvernementales russes de ne pas dépendre des constructeurs américains pour leurs besoins en processeurs.

On peut toutefois supposer qu’il s’agit là plus d’un effet d’annonce que d’un véritable pas en avant vers l’indépendance (ou alors vraiment un tout petit pas), puisque ce processeur utilise en réalité une architecture étrangère, l’architecture MIPS Warrior P5600 (32 bits !) de l’anglais Imagination Technologies (plus connu pour ses architectures graphiques PowerVR) et que la fabrication sera réalisée également à l’étranger, par TSMC, qui gravera le Baikal-T1 en 28nm.

Baikal-T1
Un CPU qui fait rêver… ou pas…

Outre ses deux cœurs MIPS P5600 à 1.2 GHz, le Baikal-T1 embarque 2 Mo de cache L2, un contrôleur mémoire DDR3-1600, un contrôleurs PCI-Express 3.0 4x, un contrôleur USB 2.0 (deux ports), un contrôleur SATA 6 Gbit/s (deux ports) et deux contrôleurs réseau (Gigabit et 10 Gigabits). Des spécifications qui ne font pas vraiment rêver et vont donc probablement cantonner le Baikal à un rôle de processeur basse consommation (5W) pour clients légers ou pour routeurs. Les premiers exemplaires devraient être livrés dès le mois de juin.

Source : Tom’s Hardware (cache : PNG, MAFF)

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